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Jour 4 - Samarkand

Ce matin Nozim a revêtu son costume et mis une cravate. C'est du sérieux : on va à l'école n°43. Nous empruntons les transports en commun. Serrés comme des sardines dans un bus de ville, nous sommes l'attraction du bus. Des jeunes français à Samarkand, c'est rare ! On nous fait de la place. Nous sommes les invités, nous dit-on. Dès l'arrivée dans la cour, nous comprenons que nous sommes attendus avec impatience. Accueillis par toute l'administration, et par les élèves. Petite précision, dans une école ouzbèque, tout comme en Russie, les élèves fréquentent le même établissement du CP à la terminale. Les présentations faites, nous prenons place dans la grande salle d'accueil, l'équivalent de notre salle polyvalente. Seule "petite" différence, le portrait des présidents Mirziyoyev et Macron trônent en bonne place. Les élèves ont préparé un spectacle à notre intention. Les plus petits dansent, des ados de 13 ans chantent à la perfection un air d'Edith Piaf; et les cinquième années entonnent la Marseillaise. C'est touchant. Nous sommes quelques-uns à avoir les larmes aux yeux.

Puis vient le temps de la visite de l'école...improvisée mais très chaleureuse. Les cours de chimie, informatique, français nous sont ouverts. Toute l'école a chamboulé son emploi du temps pour nous recevoir. Des contacts sont échangés, les profs de français sont non seulement enchantées de notre visite, mais souhaitent aussi organiser un partenariat entre enseignants, (faire venir de jeunes Ouzbèques en France leur paraît impossible car beaucoup trop cher). Nous repartons vers midi, mais pour mieux revenir samedi.

 

Après un bon déjeuner, direction le mausolée de Gur Emir (c'est à dire celui où repose le corps de Tamerlan). Nous prenons un cours d'architecture, tant les explications de Nozim sont détaillées et riches.

 

Et nous enchainons par ce que nous attendons tous : la visite des medrassa du Registan.

Commence alors pour nous la plus incroyable visite. Nous entamons notre quête du manuscrit perdu de Omar Khayam. On vous invite d’ailleurs à le chercher avec nous.

Jusque-là nous étions restés sur le haut de la place comme la majorité des touristes. A présent, nous pénétrons dans ce sublime ensemble architectural. A peine sur la place nous nous sentons envoutés, tous petits, envahis de sensations aussi fortes que diverses. Nous ressentons la force de cet empire qui a régné sur une partie du monde. Nous sommes cernés par les medrassa, les mosaïques d’une infinie délicatesse et d’une richesse incomparable. Nous allons y passer plusieurs heures, passant d’une médrassa à l’autre, se faufilant dans les cellules des anciens étudiants. La lumière change au fil des heures et modifie les couleurs. Les mosaïques s’embrasent dans le couchant. La nuit venue, une lune timide dans un ciel limpide porte à la rêverie, … et nous rêvons.

20 H sonne à la porte. Les chachliks nous attendent.

Ce soir nous tenons à honorer notre guide Nozim. Nous portons un toast, et nous lui remettons les cadeaux que nous avons pour lui.

Chacun se retire, riche de couleurs et d’émotions. Chacun s’abandonne à ses rêves, et pour vous permettre de nous suivre un peu, nous vous livrons un aphorisme de Omar Khayam :

« Pour demain

mon ami

ne fais pas de projets

considère plutôt

comme précieux butin

cet instant d’existence.

Demain

nous serons loin

du caravansérail

sur le même chemin

que ceux qui sont partis

il y a sept mille ans ».

 

Pour continuer à rêver en images, cliquez ici (lien pour ce blog)

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