
Jours 10-11 - Sarchashma et Bukhara
Bonsoir à tous
Nous voici arrivés à Bukhara ce soir, et donc retour à une correspondance régulière.
Un petit retour en arrière :
Jour 10 à Sarchashma au service des habitants
Ce matin (c’est-à-dire hier), rendez- vous avec monsieur Le Maire qui nous reçoit dans son bureau en toute simplicité mais néanmoins dans le respect du protocole. Petit discours de bienvenue. Nous lui offrons les cadeaux que nous avons portés et parlons de tourisme solidaire mené par l’agence Vision du Monde depuis plusieurs années. L’argent récolté jusque-là a permis de restaurer plusieurs salles de classe, d’entretenir la piste menant au village et d’ici quelques mois de goudronner une partie de cette même piste. A notre niveau nous apportons aussi notre soutien : quelques livres pour la bibliothèque de l’école et plusieurs poches de vêtements déposés à la mairie. Le maire se chargera de les répartir entre les familles les plus nécessiteuses.
Mais il est presque 10H30 – vite, vite, Aziza et Lucile accompagnent Paul à l’école dans la salle d’informatique. C’est aujourd’hui que Paul passe son concours pour entrer dans une école d’art à Angoulême. La connexion est bonne, le sujet peut être récupéré, et l’épreuve commence. 3 heures durant, sous les yeux curieux de quelques enfants de l’école, notre ami Paul va composer.
Pendant ce temps, le reste du groupe se rend dans un verger de pommiers appartenant au père de Nozim. Armés de pelles, les élèves vont bêcher autour de tous les arbres pour aérer la terre…
13H – pause pique-nique à l’ombre d’un noyer. Sur une grande bâche, les assiettes en porcelaine sont de sortie et se remplissent de pommes de terre frites, préparées aux aurores par la mère et la belle sœur de Nozim. Un bol de thé, quelques biscuits, une sieste et le travail reprend. Quelques coups de soleil et quelques ampoules aux doigts plus tard, les arbres peuvent tous respirer, ce qui fera économiser une journée de travail au père de Nozim.
Nous prenons le chemin du retour. « A la maison » Tristan nous propose un atelier poterie avec l’argile qu’il a trouvée au fond du jardin. Cette même argile omniprésente qui sert à confectionner le torchis posé sur les murs. Sous nos doigts prennent vie bols, tortue, Vénus, oiseau…
Le soir au dîner, Paul nous raconte enfin son concours avec le flegme qui le caractérise. Tout l’après-midi, nous avions essayé de savoir comment cela s’était passé, mais ses ministres Aurèle, Arnaud, et Aloïs nous avaient dit que Paul ferait un discours ce soir au dîner. Il semble content de lui. Nous le sommes pour lui.
Dernier dîner dans la famille de Nozim : de succulentes ravioles concoctées par les femmes de la famille et Aziza. Fabuleux !!
Pour digérer, opération rangement des sacs car demain matin, c’est le départ.
Jour 11 – trajet entre Sarchashma et Bukhara.
Il y a embouteillage dans la rue du village habituellement si tranquille. 4X4 et fourgonnettes s’agglutinent devant la maison. On charge notre montagne de sacs et on s’entasse dans les véhicules.
Les adieux sont émouvants. Des photos, des accolades, beaucoup de larmes aussi. Difficile de se séparer de cette famille si chaleureuse.
Et le voyage commence. Sur la piste cahotante d’abord. Puis sur la route en mauvais état. Arrivée à Sahrchisabz (à propos avez-vous réussi à prononcer le nom ? combien de kilos de pistaches devons-nous ramener pour les gagnants ?). Les klaxons et la poussière remplacent les « hi-hans » des ânes du village. Il fait chaud et lourd. Nous déchargeons les bagages, pour les recharger dans un bus qui va nous amener jusqu’à Bukhara sur une route défoncée et en travaux.
Enfin, les dômes turquoise et les murs ocres de Bukhara apparaissent. Nous sommes logés dans la vieille ville dans un hôtel confortable tenu par une famille. La grand-mère préside le dîner : un plof de bienvenue et nous dit que nous ne sortirons pas de table tant que nous n’aurons pas tout mangé. Mission… presque accomplie.
Douche très bienvenue. Puis balade nocturne dans les rues de Bukhara.
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